Le Printemps

C’est le printemps, la nature se réveille et votre jardin reprend vie. C’est le moment idéal pour utiliser le compost de l’année précédente, ou commencer le remplissage de votre composteur.

Après les dernières gelées, pensez à brasser votre tas afin de réactiver le processus.

En mai, paillez vos plantations avec du compost jeune sur une épaisseur de quelques centimètres. Cette technique permet d’économiser la moitié de l’arrosage en limitant l’évaporation.

Le travail dans le jardin redémarre avec les beaux jours : préparation de votre terre, semis, anticipation des chaleurs de l’été… Le compost rendra votre terre meuble, et facile à travailler, vite réchauffée par sa couleur noire, et capable de stocker une quantité importante d’eau et de matières nutritives que les plantes puiseront au fur et à mesure de leurs besoins.

La reprise des activités dans le jardin va produire une quantité importante de matières végétales vertes et humides : tontes, tailles de jeunes pousses, herbes indésirables… Pensez à stocker l’excédent à proximité du composteur, pour l’alimenter régulièrement.

Un bon équilibre entre le carbone (feuille mortes, brindilles, sciure et copeaux de bois… ) et l’azote (épluchures, herbes fraîches, marc de café…) facilitera le processus de transformation des matériaux en un compost de bonne qualité.

L’été

A la fin du printemps, votre composteur est souvent rempli de déchets verts humides.

Compostage l'été

Le dessèchement

Son volume diminue rapidement grâce aux bonnes conditions de température. Mais attention, en été, un danger guette votre composteur : le dessèchement.

Les signes qui le trahissent :

  • Le volume ne réduit plus.
  • Vous constatez une prolifération anormale de cloportes, fourmis et champignons.

Pour le combattre efficacement, arrosez le contenu du composteur entre chaque apport.

ATTENTION

Lorsque vous introduisez des fruits et légumes en grande quantité, ces niches humides et pleines de sucre attirent les mouches et les moucherons qui trouvent là un lieu idéal pour la ponte.

Le compost risque d’accueillir des larves de type asticot. Pour l’éviter, lorsque vous apportez beaucoup de fruits et légumes, recouvrez-les avec des herbes sèches, des feuilles mortes, de la sciure par exemple.

Comment gérer les tontes de pelouse ?

Les tontes dans votre composteur forment une couche compacte imperméable et malodorante lorsqu’elles sont apportées en grande quantité et non mélangées à des déchets plus structurés (feuilles mortes, tailles, broyat…).

Pour gérer ces déchets encombrants, diverses solutions existent, qui impliquent souvent un changement des habitudes :

  • Remplacer la tondeuse : la tondeuse mucheuse supprime le problème liè au ramassage. L’herbe est réduite en fines particules avant d’être étendue sur la pelouse, où elle se transformera en engrais protecteur.
  • Réduire la surface à tondre : Massifs de fleurs, arbustes, bassins, rocaille…chaque m² soustrait à la pelouse participera à la réduction de la surface à tondre, et à l’augmentation de la biodiversité.
  • Le paillage : la tonte est simplement étendue en couche mince (2 à 3 cm) entre les rangs de légumes ou autour des plantes.
  • Le compostage : les tontes mélangées avec des déchets plus structurés (feuilles mortes, tailles, broyat….) feront une bonne base pour le compost. Dans ce cas, l’épaisseur de tontes ne doit pas excéder plus de 15 cm d’épaisseur dans le composteur afin d’éviter leur pourrissement. Conservez l’excédent à proximité et l’introduire progressivement.

ATTENTION

Les sacs de déchets ménagers contenant des tontes sont refusés par les agents de collecte. 1 tonne de tontes collectée et traitée coûte 150€ à la collectivité.

Les tas de tontes déposés dans les fossés pourrissent, provoquant des mauvaises odeurs, attirant les nuisibles et polluant les nappes phréatiques. Cette pratique assimilée à du dépôt sauvage est sanctionnée d’une amende de 80 à 250€.

L’automne

C’est l’automne ! la nature se met au ralenti, comme votre composteur, pour passer l’hiver et préparer un nouveau printemps !

C’est le moment idéal pour faire une bonne provision de feuilles mortes !

Les feuilles mortes, comme la paille, les brindilles, les copeaux de bois, sont riches en carbone et doivent participer pour moitié à la composition du compost. Faites donc votre stock pour les prochains mois, et abritez-le sous une haie, une bâche, ou dans des sacs. Tout au long de l’année, vous en déposerez régulièrement une couche sur les déchets verts, riches en azote : épluchures, fleurs coupées, tontes de gazon, etc…

A l’automne, le compost s’utilise pour les plantations : mélangez-le à la couche superficielle du sol, sans l’enfouir totalement, puis semez et plantez, sans attendre !

Le compost s’utilise aussi en paillage : sous les haies, les vivaces, les arbres fruitiers, etc …Epandez une couche de 3 à 5cm de compost et vos plantes seront resplendissantes de santé au printemps.

Le cycle de la matière

L’eau et les substances minérales de l’environnement sont utilisées par les végétaux pour la synthèse de leur propre matière organique.

Par l’action des décomposeurs (lombrics, bactèries, champignons…) la matière organique des êtres morts retourne continuellement à l’environnement.

L’hiver

La faune du compost suit le rythme des saisons et, pour passer l’hiver, va commencer sa vie au ralenti.

L’activité des organismes diminuant, la formation du compost va elle aussi être freinée. La température interne baisse et reste à peu près constante durant la période hivernale, entre 10 et 20 degrés au centre du tas. Les températures froides sont bénéfiques car le gel aide à détruire les fibres des matières organiques.

L’activité ralentie des organismes peut provoquer un tassement des apports, d’autant que l’on continue à alimenter le composteur.

Cette compression dans le composteur risque de priver d’oxygène les bactéries, les vers et les insectes, dont l’activité produit le compost. Il convient donc d’aérer le tas et d’apporter des déchets structurants (branchages, carton…).

En hiver, les apports sont constitués en majorité d’épluchures de légumes, qui pourront être équilibrés par de la sciure, des copeaux de bois, des feuilles mortes stockées à l’automne.

Quelques précautions doivent être prises :

  • Evitez les déchets de bois traités chimiquement pour ne pas détruire la faune du compost et polluer votre sol.
  • Les cendres de cheminées froides peuvent être introduites dans le composteur, en petite quantité pour ne pas asphyxier l’ensemble. Vous pourrez épandre le surplus au jardin, pour apporter calcium, phosphore, magnésium et potasse à vos plantes.
  • Le compost utilisé à l’automne va contribuer à :
  • Protéger vos plantes du gel en hiver.
  • Limiter le lessivage des éléments nutritifs par la pluie en augmentant la capacité de rétention en eau du sol.

Où va ce déchet ?

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